UN BATTLE INATTENDU

BachvsScarlattiAvec plus de 50 membres répartis sur plus de 9 générations, la famille BACH est vraiment une famille de musiciens exceptionnelle. Parmi les Bach “d’Erfurt” se trouvent au moins 5 éminents musiciens et parmi les descendants de J.S. Bach, au moins 4. Le dernier descendant mâle de Bach est mort en 1845 tandis que les descendants de son frère Johann Christoph vivent encore aujourd’hui. Depuis le début du 17e siècle le prénom Johann (Jean) est devenu une tradition familiale : 30 membres de la famille le portent… de quoi s’y perdre ! Les Bach étaient au départ des fermiers de Thuringe. Ils n’étaient pas originaires de Hongrie, comme on l’a cru un moment. Presque tous les Bach ont été des musiciens : musicien appointé par la ville, organiste ou chantre. Pour conserver la cohésion familiale, ils organisaient des réunions de famille à Erfurt, Eisenach ou Arnstadt dans lesquelles chacun exposait son savoir musical. L’orgueil de la famille s’est constamment manifesté à travers la musique comme un livre de famille que l’on feuillette et auquel l’on tient. En Thuringe, on s’était tellement habitué à ce que les postes de musiciens appointés par la ville soient occupés par des Bach qu’on appelait encore ces personnes des Bach alors qu’aucune d’entre elles n’était plus membre de la famille. Peu de membres de la famille ont quitté leur région natale. Néanmoins, un oncle de J. S. Bach, Georg Christoph Bach (1642-1697), s’est installé à Schweinfurt et y a fondé une branche dont les descendants ont vécu jusqu’au 19e siècle. Un frère de J. S. Bach, Johann Jakob Bach (1682-1732), est parti en tant que joueur de hautbois en Suède où un membre éloigné de la famille était facteur d’orgue.

Famille de musiciens siciliens des XVII et XVIIIe siècle, les SCARLATTI se sont illustrés principalement à Naples, ce qui leur vaut d’être rattachés habituellement à l’école napolitaine. Parmi eux se distinguent Alessandro, qui fut l’un des premiers grands musiciens classiques, et Domenico, qu’on peut tenir dans une large mesure pour le créateur de la technique moderne du clavier dont l’influence s’étendit jusqu’à Liszt. Par ses opéras, où le grand art du chant (bel canto ou buon canto) atteint son apogée, Alessandro est de plus l’un des fondateurs de l’école napolitaine : il eut ainsi, indirectement, une influence sur tout le développement de l’opéra italien, dans le sens d’une primauté de l’élément lyrique sur le dramatique. Outre des opéras et quelques œuvres religieuses, on doit à Domenico les célèbres « sonates » pour clavecin. La liberté de l’inspiration et l’exceptionnelle virtuosité instrumentale qu’exigent ces « sonates » en font des œuvres particulièrement « modernes » pour leur temps. Le chef de cette dynastie fut un certain Pietro Scarlata, né à Trapani vers 1630, dont on ne sait presque rien (peut-être descendait-il d’une illustre famille toscane, connue depuis le XIIe siècle. Parmi ses huit enfants, cinq allaient être musiciens : Alessandro (1660-1725) et Francesco (1666-env. 1741), compositeurs, Anna Maria (1661-1703), Melchiorra (1663-1736) et Tommaso (env. 1672-1760), chanteurs.

Das Blut, Jesu Christi : Johann Michael BACH
Motet : Der Mensch von Weibe Geboren : Johann Christoph BACH
Motet : Ich Lasse Dich Nicht : Johann Christoph BACH
Motet : Komm, Jesu Komm : Jean Sebastien BACH

Missa La Stella : Domenico SCARLATTI
Motet : O Magnum Mysterium : Alessandro SCARLATTI
Motet : Te Deum Laudamus : Domenico SCARLATTI
Magnificat : Domenico SCARLATT

Programme à 8 chanteurs
Orgue Positif
Basse de Viole et Orgue Positif
Basse de Viole, Orgue Positif et Clavecin